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UNE FEMMES DE COM’ ON TOP

Emmanuelle Gagliardi

Emmanuelle Gagliardi (©FDC)

Pour sa 8ème rencontre, qui se tenait ce 2 décembre 2010 au Fouquet’s, Femmes de com’ avait invité la pertinence faite femme : Emmanuelle Gagliardi Directrice Générale du Magazine L-ON TOP, une femme qui se consacre aux executive women, à leurs réseaux et à leurs succès.

PAR-TA-GER !
Emmanuelle Gagliardi est jeune, belle et elle réussit. Cela suffirait à toute autre pour être heureuse, mais pas à elle : son objectif, c’est le partage.
Après un parcours qu’elle qualifie de traditionnel en entreprise puis comme journaliste dans un magazine « conso », elle s’est offert une longue parenthèse aux Etats-Unis, dont elle est revenue pleine d’idées.
A l’époque, l’Amérique était couleurs « green and pink », vert et rose. Vert pour tout ce qui est développement durable, économie alternative et commerce équitable, rose pour les femmes, leurs réseaux d’entraide « women only » et leurs associations professionnelles.
Et en France ? C’est bien connu, le vieux continent a toujours dix ans de retard sur le nouveau. Une opportunité pour une jeune entrepreneuse gonflée à bloc. Emmanuelle a donc commencé par recenser ce qui existait en matière de réseaux féminins dans l’Hexagone. Le résultat s’est révélé très disparate. L’étape suivante a consisté à les agréger sur un blog qu’elle a intitulé « interdit-aux-hommes ». Il s’agissait alors uniquement de se faire plaisir et de rendre service aux copines, mais s’il était besoin d’une preuve supplémentaire que la provocation paie autant –sinon plus– que le rationnel, ce blog l’a fournie brillamment : en trois semaines, la couverture presse était colossale et les demandes d’interviews devenaient difficiles à gérer.

LE GUIDE INDISPENSABLE
De là à proposer à un éditeur (Cherche-Midi) de lui rédiger, avec l’aide d’une journaliste, l’équivalent féminin du très machiste outil de référence, le « Cercles et réseaux d’influence » de Georges Ivanoff et Alain Marty, sous-titré « Le guide des clubs, cercles et réseaux d’affaires », dans lequel on ne trouve que quatre organisations féminines, il n’y avait qu’un pas. Elle l’a franchi avec ses bottes de sept lieues et c’est ainsi qu’est né le « Le guide des clubs et réseaux au féminin », d’Emmanuelle et Wally Montay, qui recense 200 réseaux féminins, avec leur mode d’emploi les démarches pour les intégrer et le profil de leurs membres. Il y a des réseaux sectoriels : les femmes avocates, les femmes de la finance, des réseaux transversaux : les femmes cadres, les femmes artistes et des réseaux spécialisés : les femmes amatrices de cigares… De quoi lancer une carrière ou lui donner un deuxième élan. La presse économique et la presse féminine se sont, pour une fois, retrouvées sur le même sujet et depuis la première édition du guide, trois nouveaux réseaux naissent chaque jour.

UN MOT-CLÉ : PROFESSIONNALISATION
Pressentant que les réseaux féminins des entreprises allaient devenir le fer de lance de la mixité, Emmanuelle a professionnalisé son blog, le transformant en véritable site (sous-titré « le succès au féminin »), avec des rubriques permettant de trouver des modèles pour les femmes. Dans la rubrique « Portraits », on trouve une liste à la Prévert : artistes, cosmopolites, dirigeantes, entrepreneuses, fashion, gourmandes, littéraires, mamans, politiciennes, sensuelles, solidaires et sportives. Ce qui n’empêche pas une professionnelle gourmande d’être également une maman sportive., mais c’est évidemment plus difficile car elles ne peuvent compter que sur elles-même…

DU PAPIER À L’ÉCRAN ET DE L’ÉCRAN AU PAPIER
L’Internet est un business model difficile à appréhender, a vite constaté Emmanuelle qui, pratique, en a conclu que ce n’est pas dans cette voie qu’elle réussirait à se dégager un salaire. Aussi a-t-elle imaginé un magazine papier sur la réussite business au féminin. En avril 2009, un mois jour pour jour après la Journée de la femme, le premier numéro de L on Top sortait à quelques milliers d’exemplaires distribués sur abonnements corporate sélectifs dans les entreprises du Cac 40 (ciblées parce qu’elles étaient celles qui étaient concernées en priorité par les politiques de mixité).
Lancé sur ses fonds propres, mais avec, des annonceurs corporate qui lui ont permis de d’équilibrer dès le numéro 1, le magazine se voulait un cheval de Troie dans les entreprises pour y faciliter la mise en place de la mixité en faisant parler des femmes qui avaient réussi à des femmes qui voulaient réussir. Sa légitimité tient en grande partie à la quarantaine d’expertes dont s’est entourée Emanuelle, des femmes qui démontent les mécanismes de leur succès pour le faire partager solidairement à leurs (con)sœurs.
Aujourd’hui, ses 15 000 lecteurs sont à 97% des lectrices, essentiellement des DRH et des responsables mixité, et les 3% de lecteurs sont des PDG qui le lisent certainement en cachette !
La première consigne qu’elle avait donnée à ses journalistes était de faire parler les success women de leur carrière et de rien d’autre. Une mission qui s’est rapidement révélée impossible : au bout de dix minutes, elles évoquaient leurs enfants, les problèmes de nounou et les conflits vie pro-vie privée. L’équilibre de la vie d’une femme ne peut pas se compartimenter.
Qu’à cela ne tienne : on allait interroger « LE PDG du mois » (l’article est au masculin pour raison de genre et non de grammaire) sur les mêmes thèmes. Ce qui a laissé plus d’un interviewé sans voix…

UN ÉCO-SYSTÈME DE SERVICES
De nos jours, un support papier ne se suffit plus et la complémentarité avec le site Internet, elle, n’a pas suffi à la jeune entrepreneuse. Puisque ses succès éditoriaux l’amenaient à organiser colloques et conférences, elle a créé une agence d’événementiel et puisque sa notoriété grandissante amenait nombre d’entreprises à rechercher ses conseils, elle a monté une plateforme de consultance, ce qu’elle rassemble joliment sous la formule « d’écosystème de services aux entreprises ».
Alors, heureuse, Emmanuelle Gagliardi ? Oui, d’autant plus heureuse qu’on lui a souvent demandé si à côté des femmes médecins et des femmes comptables, il n’y avait pas un réseau de professionnelles de la communication et que jusqu’à sa rencontre avec Femmes de Com’, elle ne pouvait répondre que par la négative. Nous savions que nous répondions à un besoin, L on Top le fera savoir au plus grand nombre. Tant mieux, car la 8ème soirée Femmes de Com’ s’est terminée par le souhait de plusieurs participantes de s’abonner à ce magazine qui donne envie d’oser.

Liliane Messika © Femmes de Com’

6-decembre2010
(Eloise Delhoume, Elisabeth Donetti, Estelle Lemaitre, Isabelle Dubois, Isabelle Maurin, Chantal Nouchy, Marie Allrwight, Pascale Baudichon, Paule Taillepierre, Raphaelle André, Régine Labrosse……)

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