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UN HOMME TRES DIRECT, EN DIRECT CHEZ FEMMES DE COM’

24 juin 2011
Yannick Bolloré - Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas
(©JP.Pariente)

Yannick Bolloré
Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas

Pour sa treizième rencontre, le 20 juin 2011, Femmes de com’ a reçu Yannick Bolloré Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas, devenu en une dizaine d’années un acteur incontournable du secteur, avec notamment deux chaines sur la TNT, Direct 8 et Direct Star ainsi que deux quotidiens gratuits, Direct Matin et Direct Soir.

YANNICK BOLLORE, COMME SON NOM L’INDIQUE
Celui que Le Figaro appelait récemment « la valeur montante des médias » a tout pour plaire :
Il est jeune (31 ans), il est beau (très beau) drôle mais surtout il est brillant. On dit que depuis son entrée dans le groupe familial, il a travaillé deux fois plus que les autres pour faire oublier qu’il était le fils du patron. Il ne dément pas et préfère parler d’autre chose. Papa de trois filles, il se dit très habitué aux associations féminines et estime qu’il « est temps que les femmes occupent dans la société la part qui est la leur : la première. » Pas démago, pourtant, ou alors acteur hors pair.

LA FAMILLE, PAS LES FONDS DE PENSIONS

Le groupe Bolloré a été créé en 1822. Très diversifié dans le transport et la logistique, le bois, la fabrication de films plastiques, le stockage d’énergie… il compte aujourd’hui 34 000 salariés répartis dans 110 pays et réalise un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros. Sa stratégie vient du cœur autant que de la tête : « être géré par une famille et non par des investisseurs institutionnels permet le luxe d’une vision à long terme sans avoir à se préoccuper de la satisfaction à court terme d’actionnaires »

HAVAS : LA PART DES LIONS

Au début de l’aventure communication, le groupe Bolloré a investi dans la prestation et l’immatériel : d’abord la SFP (Société Française de Production) qui pesait 70 millions à l’époque, contre 300 aujourd’hui, puis, en 2004 l’entrée dans le capital du groupe Havas (20% et la présidence du conseil d’administration). En 2005, il obtenait une licence pour une chaine de la TNT. Concernant Havas à l’époque fortement endettée, Bolloré avait un triple objectif : maintenir les clients ainsi que les talents et remettre les finances en ordre.
Cet objectif-là a été plus que dépassé : les millions empruntés on été remboursés et le groupe bénéficie aujourd’hui d’une capacité d’investissement importante.

Le nouvel objectif est de doubler le chiffre d’affaires d’ici 2015. Nul ne doute que celui-ci aussi sera atteint. Voire dépassé ?
En attendant, au 57ème Festival International de la Publicité à Cannes, Havas 5ème du classement mondial des groupes de communication a remporté 21 lions dont 3 d’or, en particulier l’ un d’entre eux dans la catégorie film pour « Le Placard » (Canal+/BETC Euro RSCG). La même agence BETC a décroché, en 2011, la deuxième place au niveau mondial dans le Gunn Report de la Créativité.

Mais ce dont Yannick Bolloré est le plus fier, c’est du positionnement très business client oriented de l’agence. La relation ne s’arrête pas à la fin des campagnes publicitaires et son taux de fidélisation est l’un des plus élevés du secteur.

DU DIRECT A DIRECT 8
La création de Direct 8, la chaine de télévision, pourrait faire l’objet d’un film. « Nous étions partis d’un schéma industriel, nous avons vite constaté que la télévision est un métier complexe et difficile ». Euphémisme pour exprimer que cette chaine gratuite de la TNT, qui se voulait généraliste, espérait aligner sa part de marché publicitaire sur celle de son audience : 1% d’audience égale 1% des recettes publicitaires toutes chaines confondues…
Un pari d’autant plus fou que le concept de la chaine ne reposait que sur un critère technique :
Le direct. De « en direct » le sens patronyme de la chaine a, au bout d’un an, évolué vers « le parler direct » aux téléspectateurs. Le principe du direct a donc été réservé à certaines émissions de plateau.
Le coup de maître a été de créer un produit d’appel en négociant un accord avec une agence de droits sportifs ce qui a permis à la petite chaîne…de créer une aspérité et ainsi faire parler d’elle.
« du coup, les téléspectateurs sont venus en masse pour le foot et sont restés parce qu’ils se sont aperçu qu’il y avait de bons films, des séries intéressantes et des débats de qualité »

DE ZERO AUDIENCE A LA 1ère CHAINE INDEPENDANTE DE LA TNT

La première étude Médiamétrie a été une fin de non recevoir : Les téléspectateurs ayant été chiffrés en dessous de 499, l’institut avait arrondi le pourcentage à….zéro !
Aujourd’hui avec plus de 43,5 millions de téléspectateurs mensuels, la petit chaine est en passe de devenir une grande.
« la communication et le marketing y ont été pour beaucoup » reconnait Yannick Bolloré. « quand on a racheté Virgin 17, on avait le choix entre communiquer sur le groupe Bolloré Média ou sur Direct 8 ». Il a choisi la seconde option, qui s’est révélée payante.
Rebaptisée Direct Star, elle a été annoncée comme la petite sœur de Direct 8, capitalisant sur la qualité reconnue à son aînée.
Elle en avait besoin : techniquement parlant, la qualité de l’image était désastreuse. « Votre enjeu » à déclaré Yannick Bolloré à son équipe, « sera de faire en sorte que le même clip soit meilleur à regarder sur Direct Star que sur la concurrence ». Pari gagné !

DU GRATUIT HAUT DE GAMME

Les quotidiens Direct Soir et Direct Matin sont nés respectivement en 2006 et 2007. « Ces sont de vrais journaux avec des vrais journalistes » qui a fait le choix d’en réduire le nombre, mais de les choisir jeunes, polyvalents et de bien les payer.
Résultats, depuis le début 2011, Direct Matin a dépassé le million d’exemplaires diffusés. On n’avait pas vu ça depuis les beaux jours de France Soir dans les années 1960. Pourtant, Yannick Bolloré considère qu’il peut mieux faire : le lectorat peut encore être élargi. Pour cela il faut trouver le moyen de mettre le quotidien en contact avec les lecteurs des Echos, qui ne prennent malheureusement pas le métro !

QU’IMPORTE LE FLACON POURVU QU’ON AIT LE CONTENU

Direct Cinéma a été créé à l’été 2010. Son objectif est de produire une dizaine de films par an. Facile ? Non : « dans le cinéma, il n’y a pas de recette, c’est une industrie de prototypes ». C’est donc un pari risqué, mais c’est l’avenir. « On ne sait pas comment, quand, avec qui ou sur quels supports les gens regarderont les films demain, mais ce qui est sûr c’est qu’ils en regarderont ».
D’où l’importance de produire du contenu. L’accueil des deux premiers produits, qui sortiront en septembre 2011, servira de test. L’un est une histoire d’amour « des vents contraires » avec Audrey Tautou et Benoit Magimel « à voir absolument », l’autre est un film d’horreur.

IL N’Y A PAS QUE LE VIRTUEL

L’autre grand projet de Yannick Bolloré est de rassembler dans un même lieu toutes les activités des métiers de la communication afin d’offrir à ses clients une offre multiple et unique en son genre : du conseil en communication à la publicité, des services à l’évènementiel, des études au contenu, de l’achat d’espace au graphisme, du contenu écrit à l’audiovisuel…
Belle réussite d’une stratégie de diversification dans les média. Le groupe possède également 100% de l’Institut de sondages CSA.

Les Femmes de com’ ont posé leurs question au jeune dirigeant dont la gentillesse les a confortées dans l’idée qu’elles avaient bien de la chance d’être là.

Vivement la rentrée !
Liliane Messika © Femmes de com’

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UN HOMME TRES DIRECT, EN DIRECT CHEZ FEMMES DE COM’

Yannick Bolloré - Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas
(©JP.Pariente)

Yannick Bolloré
Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas

Pour sa treizième rencontre, le 20 juin 2011, Femmes de com’ a reçu Yannick Bolloré Directeur Général de Bolloré Média et Vice-président de Havas, devenu en une dizaine d’années un acteur incontournable du secteur, avec notamment deux chaines sur la TNT, Direct 8 et Direct Star ainsi que deux quotidiens gratuits, Direct Matin et Direct Soir.

YANNICK BOLLORE, COMME SON NOM L’INDIQUE
Celui que Le Figaro appelait récemment « la valeur montante des médias » a tout pour plaire :
Il est jeune (31 ans), il est beau (très beau) drôle mais surtout il est brillant. On dit que depuis son entrée dans le groupe familial, il a travaillé deux fois plus que les autres pour faire oublier qu’il était le fils du patron. Il ne dément pas et préfère parler d’autre chose. Papa de trois filles, il se dit très habitué aux associations féminines et estime qu’il « est temps que les femmes occupent dans la société la part qui est la leur : la première. » Pas démago, pourtant, ou alors acteur hors pair.

LA FAMILLE, PAS LES FONDS DE PENSIONS

Le groupe Bolloré a été créé en 1822. Très diversifié dans le transport et la logistique, le bois, la fabrication de films plastiques, le stockage d’énergie… il compte aujourd’hui 34 000 salariés répartis dans 110 pays et réalise un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros. Sa stratégie vient du cœur autant que de la tête : « être géré par une famille et non par des investisseurs institutionnels permet le luxe d’une vision à long terme sans avoir à se préoccuper de la satisfaction à court terme d’actionnaires »

HAVAS : LA PART DES LIONS

Au début de l’aventure communication, le groupe Bolloré a investi dans la prestation et l’immatériel : d’abord la SFP (Société Française de Production) qui pesait 70 millions à l’époque, contre 300 aujourd’hui, puis, en 2004 l’entrée dans le capital du groupe Havas (20% et la présidence du conseil d’administration). En 2005, il obtenait une licence pour une chaine de la TNT. Concernant Havas à l’époque fortement endettée, Bolloré avait un triple objectif : maintenir les clients ainsi que les talents et remettre les finances en ordre.
Cet objectif-là a été plus que dépassé : les millions empruntés on été remboursés et le groupe bénéficie aujourd’hui d’une capacité d’investissement importante.

Le nouvel objectif est de doubler le chiffre d’affaires d’ici 2015. Nul ne doute que celui-ci aussi sera atteint. Voire dépassé ?
En attendant, au 57ème Festival International de la Publicité à Cannes, Havas 5ème du classement mondial des groupes de communication a remporté 21 lions dont 3 d’or, en particulier l’ un d’entre eux dans la catégorie film pour « Le Placard » (Canal+/BETC Euro RSCG). La même agence BETC a décroché, en 2011, la deuxième place au niveau mondial dans le Gunn Report de la Créativité.

Mais ce dont Yannick Bolloré est le plus fier, c’est du positionnement très business client oriented de l’agence. La relation ne s’arrête pas à la fin des campagnes publicitaires et son taux de fidélisation est l’un des plus élevés du secteur.

DU DIRECT A DIRECT 8
La création de Direct 8, la chaine de télévision, pourrait faire l’objet d’un film. « Nous étions partis d’un schéma industriel, nous avons vite constaté que la télévision est un métier complexe et difficile ». Euphémisme pour exprimer que cette chaine gratuite de la TNT, qui se voulait généraliste, espérait aligner sa part de marché publicitaire sur celle de son audience : 1% d’audience égale 1% des recettes publicitaires toutes chaines confondues…
Un pari d’autant plus fou que le concept de la chaine ne reposait que sur un critère technique :
Le direct. De « en direct » le sens patronyme de la chaine a, au bout d’un an, évolué vers « le parler direct » aux téléspectateurs. Le principe du direct a donc été réservé à certaines émissions de plateau.
Le coup de maître a été de créer un produit d’appel en négociant un accord avec une agence de droits sportifs ce qui a permis à la petite chaîne…de créer une aspérité et ainsi faire parler d’elle.
« du coup, les téléspectateurs sont venus en masse pour le foot et sont restés parce qu’ils se sont aperçu qu’il y avait de bons films, des séries intéressantes et des débats de qualité »

DE ZERO AUDIENCE A LA 1ère CHAINE INDEPENDANTE DE LA TNT

La première étude Médiamétrie a été une fin de non recevoir : Les téléspectateurs ayant été chiffrés en dessous de 499, l’institut avait arrondi le pourcentage à….zéro !
Aujourd’hui avec plus de 43,5 millions de téléspectateurs mensuels, la petit chaine est en passe de devenir une grande.
« la communication et le marketing y ont été pour beaucoup » reconnait Yannick Bolloré. « quand on a racheté Virgin 17, on avait le choix entre communiquer sur le groupe Bolloré Média ou sur Direct 8 ». Il a choisi la seconde option, qui s’est révélée payante.
Rebaptisée Direct Star, elle a été annoncée comme la petite sœur de Direct 8, capitalisant sur la qualité reconnue à son aînée.
Elle en avait besoin : techniquement parlant, la qualité de l’image était désastreuse. « Votre enjeu » à déclaré Yannick Bolloré à son équipe, « sera de faire en sorte que le même clip soit meilleur à regarder sur Direct Star que sur la concurrence ». Pari gagné !

DU GRATUIT HAUT DE GAMME

Les quotidiens Direct Soir et Direct Matin sont nés respectivement en 2006 et 2007. « Ces sont de vrais journaux avec des vrais journalistes » qui a fait le choix d’en réduire le nombre, mais de les choisir jeunes, polyvalents et de bien les payer.
Résultats, depuis le début 2011, Direct Matin a dépassé le million d’exemplaires diffusés. On n’avait pas vu ça depuis les beaux jours de France Soir dans les années 1960. Pourtant, Yannick Bolloré considère qu’il peut mieux faire : le lectorat peut encore être élargi. Pour cela il faut trouver le moyen de mettre le quotidien en contact avec les lecteurs des Echos, qui ne prennent malheureusement pas le métro !

QU’IMPORTE LE FLACON POURVU QU’ON AIT LE CONTENU

Direct Cinéma a été créé à l’été 2010. Son objectif est de produire une dizaine de films par an. Facile ? Non : « dans le cinéma, il n’y a pas de recette, c’est une industrie de prototypes ». C’est donc un pari risqué, mais c’est l’avenir. « On ne sait pas comment, quand, avec qui ou sur quels supports les gens regarderont les films demain, mais ce qui est sûr c’est qu’ils en regarderont ».
D’où l’importance de produire du contenu. L’accueil des deux premiers produits, qui sortiront en septembre 2011, servira de test. L’un est une histoire d’amour « des vents contraires » avec Audrey Tautou et Benoit Magimel « à voir absolument », l’autre est un film d’horreur.

IL N’Y A PAS QUE LE VIRTUEL

L’autre grand projet de Yannick Bolloré est de rassembler dans un même lieu toutes les activités des métiers de la communication afin d’offrir à ses clients une offre multiple et unique en son genre : du conseil en communication à la publicité, des services à l’évènementiel, des études au contenu, de l’achat d’espace au graphisme, du contenu écrit à l’audiovisuel…
Belle réussite d’une stratégie de diversification dans les média. Le groupe possède également 100% de l’Institut de sondages CSA.

Les Femmes de com’ ont posé leurs question au jeune dirigeant dont la gentillesse les a confortées dans l’idée qu’elles avaient bien de la chance d’être là.

Vivement la rentrée !
Liliane Messika © Femmes de com’

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