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UNE FEMME DE CŒUR CHEZ LES FEMMES DE COM’

7 juin 2011
Isabelle Weill -Présidente de l’association RMC-BFM RADIO & TV

Isabelle Weill
Présidente de l’association RMC-BFM RADIO & TV

Isabelle Weill est membre de Femmes de com’, mais ce n’est pas à ce titre qu’elle est intervenue, ce lundi 30 mai 2011, au cours de la 12èmes rencontre de l’association, mais sous sa deuxième casquette : elle est également, depuis trois ans, présidente d’une autre association, la « fondation RMC-BFM » qui, comme son nom ne l’indique pas, milite pour l’installation de défibrillateurs dans tous les lieux possibles (publics et privés).

Le défibrillateur est un médecin dans la boîte
Loin des hurlements « Gaz du sang ! Chimie iono ! Attention, on dégage ! » qui précédaient, dans la série Urgences, l’utilisation de l’ancêtre du défibrillateur, les nouveaux modèles sont tout petits (le format d’un iPad un peu épais) et surtout d’une simplicité biblique. L’idée étant que n’importe quel passant soit en mesure, grâce à eux, de sauver une vie.

40 000, c’est le nombre d’arrêts cardiaques par an en France.
Aujourd’hui, 2% d’entre leurs victimes sont sauvées. Grâce aux défibrillateurs. Encore faut-il qu’il y en ait à un à proximité. Et que quelqu’un ose s’en servir. La preuve : ce taux dépasse 20% à Seattle aux Etats-Unis où des défibrillateurs sont massivement installés sur la voie publique. Les citoyens n’hésitent pas à les utiliser. Tout témoin d’un arrêt cardiaque devrait mettre en œuvre les trois gestes qui sauvent « Appeler (les secours), masser et défibriller ». Cela permettrait de sauver 3 000 à 5 000 vies chaque année en France.
C’est ce qui a fasciné les femmes de com’ à qui Isabelle Weill présentait la communication de son association. Une fois que vous l’avez mis en position, le défibrillateur s’occupe du malade. Et n’ayez pas peur : il sait ce qu’il a à faire.

L’arrêt cardiaque d’avant l’arrêt cardiaque s’appelle fibrillation ventriculaire.
C’est une sorte de panne électrique du cœur qui bourdonne erratiquement au lieu de pomper régulièrement le sang. Le défibrillateur analyse cette activité électrique et envoie ce qu’il faut de courant pour, dans un premier temps, l’arrêter et dans un second temps la faire repartir au bon rythme. Si aucune activité électrique n’est présente, le défibrillateur ne sert à rien : la personne est décédée. Mais dans le cas contraire, on a vu les gens revenir à eux. Ce n’est pas un miracle, c’est de la technique. Et c’est FA-CI-LE. On ne le répétera jamais assez.

Dans la boîte du défibrillateur, il y a…
Une paire de ciseaux découper les vêtements qui pourraient gêner la pose des électrodes, un rasoir jetable pour le cas où des poils se mettraient en travers desdites électrodes, des serviettes jetables pour retirer lesdits poils une fois rasés. Et il y a les électrodes. Elles sont autocollantes. Il suffit de les placer sur la poitrine de la victime en suivant le dessin qui figure sur la boîte. Le défibrillateur est prêt à l’emploi. Il contient toujours une batterie chargée. Le boitier de défibrillation, sur lequel sont branchées les électrodes, est équipé d’un haut-parleur pour guider l’utilisateur à l’aide de consignes vocales. FA-CI-LE, on vous dit!

Le défibrillateur possède une carte à mémoire
Elle enregistre les paramètres de fonctionnement : les électrocardiogrammes, les séquences de défibrillation (c’est-à-dire le nombre de chocs) et les archive pour l’usage ultérieur des médecins. C’est pour cela que, même une fois la victime sauvée, il ne faut pas lui retirer les électrodes.

Genèse d’une idée simple comme l’œuf de Colomb
Quand on écoute Isabelle Weill, on se demande comment une idée à la fois aussi simple et aussi géniale n’a pas été mise en place depuis longtemps par les pouvoirs publics : non seulement des défibrillateurs disponibles partout, mais aussi une carte réactualisée en permanence de leur localisation. Une application pour iPhone (pour l’instant, bientôt pour les autres systèmes aussi) téléchargeable gratuitement indique où trouver le défibrillateur le plus proche (sur les 70 000 existant, 9000 sont déjà recensés) et permet de télécharger une vidéo montrant comment utiliser l’appareil. Elle s’appelle « arrêt cardiaque ». Elle a déjà été téléchargée deux cent mille fois.

Communiquer de bon cœur
Faire installer des défibrillateurs ne sert pas à grand’ chose si le grand public ne sait pas qu’ils existent ou hésite à les utiliser. D’où l’importance primordiale de la communication. Cela tombe bien, la Fondation RMC-BFM en connaît un rayon : RMC s’adresse au grand public et BFM aux entreprises. Parmi ces dernières, certaines sont des partenaires très engagés, qui fournissent les 600 à 800 000 € annuels du budget de fonctionnement de l’association. Car elle ne reçoit aucune aide publique ! Parmi les mécènes, la SNCF, L’Oréal, CNP, Philips…
La SNCF, par exemple, a installé des défibrillateurs dans toutes les gares et commence à en embarquer dans les TGV. Ligne test : le TGV Est. Du coup, elle a reçu le BFM Award en 2010. Car les récompenses font partie de la communication. Mais la plus belle récompense, c’est l’efficacité du système : le jour même de l’installation des défibrillateurs dans les gares, trois vies ont été sauvées dans trois villes différentes.

Trois axes de communication
La communication de la Fondation s’adresse aux institutionnels, aux entreprises et au grand public.
Pour les premiers, des tables rondes sont organisées pour les réunir : les ministres avec les secouristes, les parlementaires avec les pharmaciens, les urgentistes avec les élus locaux… Les réunir pour les informer. Car on peut être élu et tout ignorer de l’arrêt cardiaque ! Une plaquette d’information est aussi éditée qui est mise gracieusement à leur disposition pour sensibiliser leurs administrés.
Mais le projet phare, c’est celui qu’inaugure la ville de Boulogne Billancourt : grâce à un partenariat mis en place avec JCDecaux, le numéro 1 mondial du mobilier urbain a intégré un défibrillateur automatisé externe dans un mobilier urbain pour l’information, précisément dans le pied du panneau « plan-information » de la ville.
Il est essentiel que les collectivités locales installent des défibrillateurs accessibles au public, explique Isabelle Weill : en cas d’urgence, il faut agir très vite. Après 4 minutes, chaque minute qui passe correspond à 10% de chance de survie en moins.
La communication avec les entreprises, elle s’en occupe personnellement : la patronne de BFM connaît tout le monde et tout le monde la connaît. Cela ne suffirait pas si son idée n’était pas géniale et si son action n’était pas d’utilité publique. Mais elles le sont. Et les entreprises participent avec enthousiasme : sauver des vies comme axe de communication interne, c’est une occasion trop rare pour ne pas en profiter !

Une communication toujours positive
La communication en direction du grand public se fait sur le terrain et par voie de campagnes médias. Elle a cet immense avantage de ne comporter que du positif : contrairement aux campagnes de sécurité routière, qui manient la carotte et le bâton, il n’y a, pour les défibrillateurs, que des aspects positifs. La Fondation a même obtenu que soit précisée légalement l’interdiction de poursuites pénales contre quiconque aurait utilisé l’appareil en vain ou mal.
Sur le terrain, chaque année, trois à quatre tournées itinérantes (les « trains du cœur » et les « bus du cœur ») sensibilisent la population en sillonnant les villes de France pendant dix jours à un mois. Elles contiennent une exposition et emmènent avec elles des formateurs (de la Croix-Rouge) qui ont déjà formé 25 000 personnes en trois ans.
Les campagnes médias, elles, ne sont diffusées que sur des espaces mis gracieusement à la disposition de la Fondation. Le spot « 4 minutes » est ainsi régulièrement diffusé et pas seulement sur RMC et BFM.

Une actu et des objectifs
L’actu, c’est la charte du cœur. Elle sera signée le 23 juin 2011 en présence du ministre du travail par des entreprises qui s’engageront à installer des défibrillateurs et à former leur personnel à les utiliser.
Les objectifs, c’est une cartographie qui recense la totalité des 70 000 défibrillateurs déjà installés, l’inscription d’un objectif chiffré de vies sauvées (4000 pour commencer) dans la prochaine loi de santé publique et la réalisation d’une grande campagne nationale par les pouvoirs publics.
En attendant, la Fondation a obtenu que les jeunes qui passent une journée dans une caserne, l’année de leurs 18 ans, en lieu et place du service militaire, apprennent les gestes qui sauvent. Cela fait 800 000 personnes chaque année.
Et puis, une séance particulière pour les Femmes de com’, avec exercices effectués sur un mannequin. Et cent personnes de plus !
Enfin un livre, « Arrêt cardiaque », co-écrit par Isabelle Weill et le comité scientifique de la fondation, préfacé par le ministre de la santé, Xavier Bertrand, sortira aux éditions du Cherche-Midi en septembre 2011.

Liliane Messika © Femmes de com’

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