Accueil
 

Hervé Brossard : Une pub pour la pub

2 août 2012
Hervé Brossard

Hervé Brossard
Président d’Omnicom Média Group

Le 4 juin dernier, Hervé Brossard était l’invité de la 19ème rencontre des Femmes de Com’. Patron du troisième groupe mondial de communication- Omnicom Média Group- Hervé Brossard a livré sa vision de « la communication en perpétuel mouvement. »

Grand communicant à la fois technique et stratégique, ce professionnel hyperactif et séduisant s’est forgé une solide expérience auprès de nombreux annonceurs.
Débusquer les embûches, déverrouiller les situations, offrir les solutions qui font sens… Hervé Brossard sait parfaitement manier la technique et la réflexion. Attentif, il capte tout ce qui l’entoure avec l’attitude sereine de ceux qui ne perdent jamais de vue l’objectif.

Même si son groupe offre aux annonceurs tous les outils les plus performants, pour lui, la communication ne se résume pas seulement à une application théorique ou l’utilisation d’une technologie.

Le rôle du conseil qui anticipe les réactions du public, désamorce les situations de crise, offre le discours adapté, transmet la conviction et enfin propose les solutions,
sont autant de préalables à la fonction, auxquels il entend ne pas déroger.

Derrière son sourire inébranlable se cache un caractère bien trempé et une détermination qui ne recule pas, quitte à déclencher un rapport de force avec ses interlocuteurs ! Une façon de préciser que son métier est celui de la communication, comprenez celui de l’influence sur les comportements, l’économie, la société….

C’est ainsi qu’il a été projeté par Jean Louis Borloo dans le Grenelle de l’environnement face à des interlocuteurs comme Greenpeace, l’Association des Mères de France, les syndicats etc…
Il a par ailleurs accompagné dans leurs communications des femmes politiques souvent avec beaucoup de tension – certaines de ces femmes intelligentes sont devenues des amies dit-il- comme Marie George Buffet dont il a apprécie la fidélité de la parole donnée ou encore Rachida Dati qui plongée dans l’élan de sa fonction, oublie que les escarpins pour visiter les prisons, sont pour le moins inadaptés, Christine Albanel alors ministre de la communication, sans oublier la brillante Nathalie Kosciusko-Morizet…

Interviewé par Fabienne Lissak, Hervé Brossard a abordé entre autres le lancement de la chaine qatarie Be In Sport 1, l’expertise digitale et l’évolution structurelle des agences de communication…

Hervé Brossard ? Un professionnel éclectique. Et très occupé…

Il a plusieurs cordes à son art : l’AACC, l’association des agences conseil en communication, lui a donné l’occasion de représenter la profession auprès de la commission parlementaire chargée de la réforme de l’audiovisuel public, d’élaborer avec l’UDA (l’Union des Annonceurs) un guide de la relation entre annonceurs et agences. Il a signé pour la profession le Grenelle de l’Environnement avec Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui ont confié en plus le groupe de travail « Sensibiliser, informer et former le public aux questions d’environnement et de développement durable » . Et encore — un ministère pouvant en cacher un autre — Brossard a participé aux travaux de celui de la Santé sur la prévention de l’obésité et la représentation de l’image du corps avec Roselyne Bachelot.

Mais pourquoi donc un publicitaire est-il impliqué dans tout cela ? Parce que c’est la pub qui est accusée, avec excès, d’aggraver, voire de déclencher tous les maux dont souffrent la planète et les Français : de la pollution au sexisme, de l’obésité à l’anorexie, de l’impuissance au priapisme… Alors quand on représente les agences de pub, on cumule ce mandat avec celui de conseiller de l’image !

Créateur et président du Prix de la Communication Citoyenne

Sous cette casquette, Hervé Brossard intéresse beaucoup les femmes de com’.
Chaque année, son jury attribue plusieurs prix : celui des associations caritatives (décerné, en 2011 au tandem TBWA-Amnesty International pour « Peine de mort »), celui des organismes gouvernementaux et assimilés, reçu en 2011 par DDB et l’ADEME pour la « Campagne nationale sur la réduction des déchets/Stop au gaspillage alimentaire », celui des collectivités locales et territoriales (obtenu en 2011 par Euro RSCG et la collectivité territoriale de Corse pour « On peut aussi venir en Corse pour ses musées »).
Il existe aussi un prix de la communication citoyenne pour les entreprises du secteur public et privé. Il a échu en 2011 au duo Ligaris-Ecofolio pour « Avec le tri, le papier a plusieurs vies ».
Un autre prix récompense une entreprise qui fait montre de responsabilité vis-à-vis de l’environnement : c’est WWF qui l’a eu en 2011 avec « Tags », d’Ogilvy & Mather.
L’édition 2011 a aussi vu une première : un prix spécial Internet qu’ont gagné la Délégation à la sécurité et à la circulation routières et Lowe Stratéus pour le spot « Insoutenable ».

L’actu du groupe OMNICOM Media: le lancement de la chaine sports d’Al Jazzera : Be in Sport-1.

L’actu du groupe, c’est le lancement de la chaine sports d’Al Jazzera : Be in Sport-1. Le Qatar vise clairement la place de No. 1 du Sport, concurrençant ainsi Canal+. Et il s’en donne les moyens en termes de logistique, de conseils, de ressources humaines et financières… Ainsi l’abonnement du challenger coûtera un tiers de celui du champion.
Pour l’agence, il s’agit de lancer une marque en même temps qu’une chaine de télévision, un défi à la taille de l’enjeu pour l’Emirat.
Le plan média du lancement de Be In Sport est bouclé. Il sera amplifié par les opérateurs (Numéricâble, Free, Orange, …) et Canal Satellites qui, diffusant la chaine, pourront en profiter pour faire leur propre communication.

Les résultats seront comptabilisés particulièrement, en termes d’abonnement, avec une cellule spécialement dédiée à la performance.
Be In Sport 1 est opérationnel. Be In Sport 2 est déjà dans les starting-blocks.
Pourtant, d’après Hervé Brossard, l’objectif du Qatar ne s’arrête pas là, comme en témoignent ses investissements dans le PSG, Vivendi, Hermès, Lagardère, etc.

Quel est l’avenir du groupe ?

Quatrième groupe de communication français derrière Havas, Aegis et Publicis, Omnicom Media Group est donc, aujourd’hui (4 juin 2012), dirigé par l’homme qui a piloté la communication et le sponsoring de la Coupe du monde de foot 1998 (celle que la France black-blanc-beur a gagnée) et qui a lancé l’Euro. Un palmarès qui le classe parmi les grands.
Ni faux modeste (« Omnicom worldwide est le deuxième réseau mondial), ni prétentieux (« nos concurrents directs sont tous aussi très bons»), Hervé Brossard est avant tout pragmatique : « Omnicom est présent dans 140 pays et même si les marques n’ont pas toutes besoin d’une présence aussi large », l’expérience internationale des agences et de ses clients, sont des benchmarks précieux pour leur développement sur les marchés internationaux.
Dans un monde d’émergence géographique et technologique, il sait que les entreprises agences ou annonceurs qui n’innovent pas et ne visent pas au-delà de leurs frontières, se retrouveront derrière le peloton. Il est convaincu que la communication a besoin de se régénérer, de faire preuve de réalisme efficace, de se doter d’outils de mesures performants et de ne pas hésiter à recruter des jeunes. Aussi se félicite-t-il que son groupe ait donné à de jeunes talents les moyens de créer leurs agences auxquelles les annonceurs font confiance.

Comment expliquer la réussite des petites agences ?

Le succès de ces récentes agences, tient plus à leur composition qu’a l’originalité de leur positionnement, avec des structures courtes, un mélange d’expérience à la tête, et de jeunes collaborateurs d’origines diverses. Leur maitrise des nouvelles technologies au service des marques, le soutien par des grands groupes en assurent la pérennité et l’expansion. Cette alliance sait séduire et rassurer les annonceurs.
En 2010, les budgets publicité des annonceurs avaient augmenté de 2,9% par rapport à l’année précédente. En 2011, l’augmentation n’avait été que de 1,9%. Pour 2012, l’ex-président de l’AACC prévoit une croissance en dessous de 1%.
Dans cette fébrilité de marché le risque est l’abandon du respect des stratégies au profit de résultats immédiats.
Le rôle des conseils en communication est de rappeler aux dirigeants l’importance de soutenir leurs marques : sans constance dans l’effort, les ventes s’éteindront avec elles. Certaines directions de marketing pressées par une rentabilité immédiate agissent ainsi sans écouter ni entendre. Le risque devient alors réel.
Ce qui n’empêche pas Hervé Brossard de persévérer. A ses yeux, une communication réussie s’appuie sur la proximité et les échanges entre l’annonceur et son agence. Ces échanges constituent un des vecteurs qui permettent à l’agence de s’imprégner de l’ADN de la marque et d’en devenir un gardien vigilant.
Aux yeux de Brossard, une campagne réussie, c’est une campagne parfaitement maîtrisée. « Il n’y a plus de campagnes 100% manquées. Il y en a qui peuvent décevoir, mais tout est tellement bordé, pré-testé et bétonné en amont que l’échec complet, imputable uniquement à l’agence est quasi impossible. »

Pourquoi les jeunes talents de la Pub français sont-ils si peu récompensés sur le plan international ?

Les fils de pub français sont insuffisamment présents sur les podiums des Prix internationaux et des Lions de Cannes en particulier. Pour Hervé Brossard, cela ne prouve pas qu’ils manquent de talent. Ce qui leur fait défaut, c’est la liberté dont jouissent leurs concurrents. La France est pourtant plus permissive que bien des pays et plus spécialement la puritaine voisine d’outre-Atlantique. Mais en termes de création publicitaire, le législateur français a la main lourde et il faut tenir compte d’une réglementation pléthorique. Notre pays est l’un de ceux où le cadre législatif est le plus rigide. Ce qui limite les possibilités d’expression dans des catégories de Prix et oblige les publicitaires français à faire preuve d’encore plus de créativité que leurs homologues anglo-saxons, latins, asiatiques, etc., moins limités par la loi.

Pourtant lorsque les Français voyagent, s’exportent, osent, ils réussissent. La French touch est une réalité.

Quelle évolution structurelle pour les agences de communication ?

Malgré la crise, la communication est un vecteur économique parmi les plus dynamiques, le métier est tonique, créatif, efficace. La profession est en révolution perpétuelle : « notre métier est de conseiller les entreprises alors que les outils évoluent à chaque instant et que le paysage lui-même est mouvant ! »
Des exemples ?
On parle d’un éventuel retour de la publicité à 20h30 sur France 2, ce qui affecterait les chaines de la TNT sur lesquelles les annonceurs s’étaient reportés. D’autres chaines info pourraient voir le jour. Facebook se lance dans la téléphonie. Google met au point un « Médiamétrie » du Net, qui en est aux derniers tests et sera lancé début 2013. L’écran unique arrive…
Aujourd’hui, le digital représente 15 à 20% des investissements médias et la télévision environ 35%, avec des acteurs qui se renouvellent et progressent.

Quels changements auront ces nouveaux outils dans la stratégie des entreprises ?
La multiplication des médias, la fragmentation des audiences, la nécessité d’investir en toute connaissance de cause, la preuve par les résultats… Tout ceci justifie les efforts consentis par les agences et groupes de communication en faveur de moyens de mesure innovants et fiables.
Les outils de mesure du digital existent désormais; ils évoluent en fonction des nouvelles stratégies médias qui émergent.

Le cocktail TV digital a dans ce domaine pris un pas d’avance. Mais de nombreux réglages et aménagements pour l’ensemble des médias sont en cours.

Pour les experts en communication l’avenir s’écrit au quotidien.

25 JUILLET 2012
©Femmes de com’

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour déposer un commentaire.

Hervé Brossard : Une pub pour la pub

Hervé Brossard

Hervé Brossard
Président d’Omnicom Média Group

Le 4 juin dernier, Hervé Brossard était l’invité de la 19ème rencontre des Femmes de Com’. Patron du troisième groupe mondial de communication- Omnicom Média Group- Hervé Brossard a livré sa vision de « la communication en perpétuel mouvement. »

Grand communicant à la fois technique et stratégique, ce professionnel hyperactif et séduisant s’est forgé une solide expérience auprès de nombreux annonceurs.
Débusquer les embûches, déverrouiller les situations, offrir les solutions qui font sens… Hervé Brossard sait parfaitement manier la technique et la réflexion. Attentif, il capte tout ce qui l’entoure avec l’attitude sereine de ceux qui ne perdent jamais de vue l’objectif.

Même si son groupe offre aux annonceurs tous les outils les plus performants, pour lui, la communication ne se résume pas seulement à une application théorique ou l’utilisation d’une technologie.

Le rôle du conseil qui anticipe les réactions du public, désamorce les situations de crise, offre le discours adapté, transmet la conviction et enfin propose les solutions,
sont autant de préalables à la fonction, auxquels il entend ne pas déroger.

Derrière son sourire inébranlable se cache un caractère bien trempé et une détermination qui ne recule pas, quitte à déclencher un rapport de force avec ses interlocuteurs ! Une façon de préciser que son métier est celui de la communication, comprenez celui de l’influence sur les comportements, l’économie, la société….

C’est ainsi qu’il a été projeté par Jean Louis Borloo dans le Grenelle de l’environnement face à des interlocuteurs comme Greenpeace, l’Association des Mères de France, les syndicats etc…
Il a par ailleurs accompagné dans leurs communications des femmes politiques souvent avec beaucoup de tension – certaines de ces femmes intelligentes sont devenues des amies dit-il- comme Marie George Buffet dont il a apprécie la fidélité de la parole donnée ou encore Rachida Dati qui plongée dans l’élan de sa fonction, oublie que les escarpins pour visiter les prisons, sont pour le moins inadaptés, Christine Albanel alors ministre de la communication, sans oublier la brillante Nathalie Kosciusko-Morizet…

Interviewé par Fabienne Lissak, Hervé Brossard a abordé entre autres le lancement de la chaine qatarie Be In Sport 1, l’expertise digitale et l’évolution structurelle des agences de communication…

Hervé Brossard ? Un professionnel éclectique. Et très occupé…

Il a plusieurs cordes à son art : l’AACC, l’association des agences conseil en communication, lui a donné l’occasion de représenter la profession auprès de la commission parlementaire chargée de la réforme de l’audiovisuel public, d’élaborer avec l’UDA (l’Union des Annonceurs) un guide de la relation entre annonceurs et agences. Il a signé pour la profession le Grenelle de l’Environnement avec Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet, qui lui ont confié en plus le groupe de travail « Sensibiliser, informer et former le public aux questions d’environnement et de développement durable » . Et encore — un ministère pouvant en cacher un autre — Brossard a participé aux travaux de celui de la Santé sur la prévention de l’obésité et la représentation de l’image du corps avec Roselyne Bachelot.

Mais pourquoi donc un publicitaire est-il impliqué dans tout cela ? Parce que c’est la pub qui est accusée, avec excès, d’aggraver, voire de déclencher tous les maux dont souffrent la planète et les Français : de la pollution au sexisme, de l’obésité à l’anorexie, de l’impuissance au priapisme… Alors quand on représente les agences de pub, on cumule ce mandat avec celui de conseiller de l’image !

Créateur et président du Prix de la Communication Citoyenne

Sous cette casquette, Hervé Brossard intéresse beaucoup les femmes de com’.
Chaque année, son jury attribue plusieurs prix : celui des associations caritatives (décerné, en 2011 au tandem TBWA-Amnesty International pour « Peine de mort »), celui des organismes gouvernementaux et assimilés, reçu en 2011 par DDB et l’ADEME pour la « Campagne nationale sur la réduction des déchets/Stop au gaspillage alimentaire », celui des collectivités locales et territoriales (obtenu en 2011 par Euro RSCG et la collectivité territoriale de Corse pour « On peut aussi venir en Corse pour ses musées »).
Il existe aussi un prix de la communication citoyenne pour les entreprises du secteur public et privé. Il a échu en 2011 au duo Ligaris-Ecofolio pour « Avec le tri, le papier a plusieurs vies ».
Un autre prix récompense une entreprise qui fait montre de responsabilité vis-à-vis de l’environnement : c’est WWF qui l’a eu en 2011 avec « Tags », d’Ogilvy & Mather.
L’édition 2011 a aussi vu une première : un prix spécial Internet qu’ont gagné la Délégation à la sécurité et à la circulation routières et Lowe Stratéus pour le spot « Insoutenable ».

L’actu du groupe OMNICOM Media: le lancement de la chaine sports d’Al Jazzera : Be in Sport-1.

L’actu du groupe, c’est le lancement de la chaine sports d’Al Jazzera : Be in Sport-1. Le Qatar vise clairement la place de No. 1 du Sport, concurrençant ainsi Canal+. Et il s’en donne les moyens en termes de logistique, de conseils, de ressources humaines et financières… Ainsi l’abonnement du challenger coûtera un tiers de celui du champion.
Pour l’agence, il s’agit de lancer une marque en même temps qu’une chaine de télévision, un défi à la taille de l’enjeu pour l’Emirat.
Le plan média du lancement de Be In Sport est bouclé. Il sera amplifié par les opérateurs (Numéricâble, Free, Orange, …) et Canal Satellites qui, diffusant la chaine, pourront en profiter pour faire leur propre communication.

Les résultats seront comptabilisés particulièrement, en termes d’abonnement, avec une cellule spécialement dédiée à la performance.
Be In Sport 1 est opérationnel. Be In Sport 2 est déjà dans les starting-blocks.
Pourtant, d’après Hervé Brossard, l’objectif du Qatar ne s’arrête pas là, comme en témoignent ses investissements dans le PSG, Vivendi, Hermès, Lagardère, etc.

Quel est l’avenir du groupe ?

Quatrième groupe de communication français derrière Havas, Aegis et Publicis, Omnicom Media Group est donc, aujourd’hui (4 juin 2012), dirigé par l’homme qui a piloté la communication et le sponsoring de la Coupe du monde de foot 1998 (celle que la France black-blanc-beur a gagnée) et qui a lancé l’Euro. Un palmarès qui le classe parmi les grands.
Ni faux modeste (« Omnicom worldwide est le deuxième réseau mondial), ni prétentieux (« nos concurrents directs sont tous aussi très bons»), Hervé Brossard est avant tout pragmatique : « Omnicom est présent dans 140 pays et même si les marques n’ont pas toutes besoin d’une présence aussi large », l’expérience internationale des agences et de ses clients, sont des benchmarks précieux pour leur développement sur les marchés internationaux.
Dans un monde d’émergence géographique et technologique, il sait que les entreprises agences ou annonceurs qui n’innovent pas et ne visent pas au-delà de leurs frontières, se retrouveront derrière le peloton. Il est convaincu que la communication a besoin de se régénérer, de faire preuve de réalisme efficace, de se doter d’outils de mesures performants et de ne pas hésiter à recruter des jeunes. Aussi se félicite-t-il que son groupe ait donné à de jeunes talents les moyens de créer leurs agences auxquelles les annonceurs font confiance.

Comment expliquer la réussite des petites agences ?

Le succès de ces récentes agences, tient plus à leur composition qu’a l’originalité de leur positionnement, avec des structures courtes, un mélange d’expérience à la tête, et de jeunes collaborateurs d’origines diverses. Leur maitrise des nouvelles technologies au service des marques, le soutien par des grands groupes en assurent la pérennité et l’expansion. Cette alliance sait séduire et rassurer les annonceurs.
En 2010, les budgets publicité des annonceurs avaient augmenté de 2,9% par rapport à l’année précédente. En 2011, l’augmentation n’avait été que de 1,9%. Pour 2012, l’ex-président de l’AACC prévoit une croissance en dessous de 1%.
Dans cette fébrilité de marché le risque est l’abandon du respect des stratégies au profit de résultats immédiats.
Le rôle des conseils en communication est de rappeler aux dirigeants l’importance de soutenir leurs marques : sans constance dans l’effort, les ventes s’éteindront avec elles. Certaines directions de marketing pressées par une rentabilité immédiate agissent ainsi sans écouter ni entendre. Le risque devient alors réel.
Ce qui n’empêche pas Hervé Brossard de persévérer. A ses yeux, une communication réussie s’appuie sur la proximité et les échanges entre l’annonceur et son agence. Ces échanges constituent un des vecteurs qui permettent à l’agence de s’imprégner de l’ADN de la marque et d’en devenir un gardien vigilant.
Aux yeux de Brossard, une campagne réussie, c’est une campagne parfaitement maîtrisée. « Il n’y a plus de campagnes 100% manquées. Il y en a qui peuvent décevoir, mais tout est tellement bordé, pré-testé et bétonné en amont que l’échec complet, imputable uniquement à l’agence est quasi impossible. »

Pourquoi les jeunes talents de la Pub français sont-ils si peu récompensés sur le plan international ?

Les fils de pub français sont insuffisamment présents sur les podiums des Prix internationaux et des Lions de Cannes en particulier. Pour Hervé Brossard, cela ne prouve pas qu’ils manquent de talent. Ce qui leur fait défaut, c’est la liberté dont jouissent leurs concurrents. La France est pourtant plus permissive que bien des pays et plus spécialement la puritaine voisine d’outre-Atlantique. Mais en termes de création publicitaire, le législateur français a la main lourde et il faut tenir compte d’une réglementation pléthorique. Notre pays est l’un de ceux où le cadre législatif est le plus rigide. Ce qui limite les possibilités d’expression dans des catégories de Prix et oblige les publicitaires français à faire preuve d’encore plus de créativité que leurs homologues anglo-saxons, latins, asiatiques, etc., moins limités par la loi.

Pourtant lorsque les Français voyagent, s’exportent, osent, ils réussissent. La French touch est une réalité.

Quelle évolution structurelle pour les agences de communication ?

Malgré la crise, la communication est un vecteur économique parmi les plus dynamiques, le métier est tonique, créatif, efficace. La profession est en révolution perpétuelle : « notre métier est de conseiller les entreprises alors que les outils évoluent à chaque instant et que le paysage lui-même est mouvant ! »
Des exemples ?
On parle d’un éventuel retour de la publicité à 20h30 sur France 2, ce qui affecterait les chaines de la TNT sur lesquelles les annonceurs s’étaient reportés. D’autres chaines info pourraient voir le jour. Facebook se lance dans la téléphonie. Google met au point un « Médiamétrie » du Net, qui en est aux derniers tests et sera lancé début 2013. L’écran unique arrive…
Aujourd’hui, le digital représente 15 à 20% des investissements médias et la télévision environ 35%, avec des acteurs qui se renouvellent et progressent.

Quels changements auront ces nouveaux outils dans la stratégie des entreprises ?
La multiplication des médias, la fragmentation des audiences, la nécessité d’investir en toute connaissance de cause, la preuve par les résultats… Tout ceci justifie les efforts consentis par les agences et groupes de communication en faveur de moyens de mesure innovants et fiables.
Les outils de mesure du digital existent désormais; ils évoluent en fonction des nouvelles stratégies médias qui émergent.

Le cocktail TV digital a dans ce domaine pris un pas d’avance. Mais de nombreux réglages et aménagements pour l’ensemble des médias sont en cours.

Pour les experts en communication l’avenir s’écrit au quotidien.

25 JUILLET 2012
©Femmes de com’

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour déposer un commentaire.

hogan outlet hogan outlet online louboutin soldes louboutin pas cher tn pas cher nike tn pas cher hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online hogan outlet online louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher louboutin pas cher woolrich outlet woolrich outlet pandora outlet pandora outlet